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Auteurs, nous ne vous oublions pas !

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La littérature française est riche d’auteurs. Tellement riche que seule une poignée d’entre eux sont passés à la postérité. Et pourtant, ils sont nombreux à avoir contribué à la vie culturelle de leur époque. Nous en avons retrouvé quatre, pour votre plus grand plaisir.

Théodore Agrippa d’Aubigné (1552-1630)

Si son nom vous est familier, c’est normal. Théodore est le grand-père de Françoise d’Aubigné, marquise de Maintenon, deuxième épouse du roi Louis XIV. Son père est d’origine roturière, tandis que sa mère appartient à la petite noblesse. Baptisé dans la religion catholique, il sera cependant élevé dans la religion calviniste. Sa naissance fut difficile et douloureuse (sa mère y laissera la vie), ce qui lui vaut d’être appelé « Agrippa ».
Il reçut une éducation humaniste, étudiant auprès de professeurs calvinistes. En 1562, lorsque la guerre éclate, il fuit Paris. Il sera capturé par des catholiques mais réussira à s’enfuir pour se réfugier chez Renée de France. De là, il se rendra à Orléans, puis à Genève où il achèvera son éducation. En 1567, il s’engage dans l’armée protestante. Ami et écuyer d’Henri de Navarre, futur Henri iv, il fut choqué et déçu de sa conversion au catholicisme et restera hostile à un rapprochement entre les deux religions. Blessé à Casteljaloux en 1577, il se retire aux Landes-Guinemer. Il y écrira sesTragiques, poème épique dans lequel il dépeint la misère et la persécution des protestants lors des guerres de religion. C’est le XIXe siècle qui fera connaître son œuvre, grâce notamment à Victor Hugo. En tout, il nous aura laissé treize œuvres.

Gautier de Costes de La Calprenède, dit La Calprenède (1609-1663)

Officier au régiment des gardes, La Calprenède est un beau-parleur. Il a fait tourner la tête de plusieurs de ses dames en usant de sa prose. On raconte même qu’Anne d’Autriche, énervée de voir ses dames de compagnies manquer à leurs devoirs, exigea de connaître la cause de leur agitation, et fut si charmée par La Calprenède, qu’elle décida de lui attribuer une pension. Dramaturge et romancier, il n’abandonne pas sa carrière militaire pour autant. Il écrira 9 tragédies et tragi-comédies, et plusieurs romans, dont certains seront perdus avant de nous parvenir. Son roman le plus célèbre est Cléopâtre, qui conquit la célèbre Mme de Sévigné et fut encensé par Titon du Tillet. Au contraire, saCassandre essuya plusieurs critiques négatives, Boileau et Mme de Sévigné lui reprochant son style irrégulier et son manque de respect vis-à-vis des personnages historiques. Il connut une fin de vie tragique. Un premier accident avec un fusil (avec lequel il s’amusait) le blesse grièvement et le défigure. Six mois plus tard, il meurt des suites d’un autre accident, causé par son cheval qui lui donnera un coup à la tête. On se souviendra de lui pour l’expression : « fier comme Artaban », transformé par Coluche en « fier comme un bar-tabac ».

Anne-Claude-Philippe de Tubières de Grimoard de Pestels de Lévis de Caylus (1692-1765)

Arrière-petit-fils de Théodore d’Aubigné par sa mère, Caylus se destine d’abord à une carrière militaire avant de se tourner vers les arts et les lettres. Ses séjours prolongés à l’étranger, notamment en Italie et en Grèce, lui donnent goût à l’architecture et à la sculpture. Il publiera de nombreux ouvrages sur le sujet. De retour en France, on le voit régulièrement dans les salons littéraires et en compagnie d’artistes. Il se lie avec Antoine Watteau (peintre français) qui lui donne des cours de dessins. Par la suite, Caylus se passionne pour la gravure, art qu’il maîtrisera rapidement. Auteur libertin, il a écrit des contes érotiques, malgré son amitié avec des évêques et des abbés. Aujourd’hui, il est plus connu pour être l’auteur d’un Recueil d’antiquités égyptiennes, étrusques, grecques et romaines. On lui doit beaucoup en matière d’histoire de l’archéologie. Mécène et protecteur des arts, il était membre de l’Académie de peinture et de sculpture, ainsi que de l’Académie des inscriptions et belles-lettres.

Gabrielle Anna de Cisternes de Courtiras, vicomtesse de Saint-Mars, dit Comtesse Dash (1804-1872)

Bonne vivante, amoureuse des arts et des lettres, sa vie n’a pas été de tout repos. Issue de la noblesse, on la marie jeune (18 ans) à un homme dont elle finit par se séparer au bout de peu de temps, par manque de goût pour la vie de garnison et les trop nombreux déplacements. Quelques années plus tard, ruinée, elle prend pour nom Comtesse Dash et décide de vivre de sa plume. Alexandre Dumas père lui proposera une collaboration et ils noueront une grande amitié. Dumas la prendra d’ailleurs pour modèle pour son personnage de Marie Giovanni, dans Marie Giovanni, journal de voyage d’une Parisienne. Elle publie deux ouvrages sous le nom d’Alexandre Dumas : Mémoires d’un aveugle (1856) etLa Dame de volupté (1863). Les œuvres qu’elle signe de son nom rencontrent un fort succès et de nombreuses opportunités se présentent à elle. C’est ainsi qu’elle se lance dans le journalisme et elle collabore avec 4 revues (dont une de Dumas, qui ne dura pas longtemps) avant de travailler pour Le Figaro. Elle laisse à la postérité plus d’une vingtaine d’œuvres, dont certaines sont aujourd’hui perdues. Son œuvre la plus célèbre, Mémoires des autres, rassemble ses souvenirs de ses rencontres avec des gens célèbres, de la vie mondaine et des mœurs des gens du monde. Son style est décrit comme léger, facile à lire, ce que beaucoup trouveront très plaisant, mais qui lui vaudront quelques critiques. En tout, la Comtesse Dash aura publié sous 3 pseudonymes : Comtesse Dash, Alexandre Dumas, et Jacques Reynaud.

Camille Cantenot

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