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« comme quoi », « partir sur » : les nouvelles expressions admises par l’Académie française

Ce mardi 21 juin 2016, l’Académie française a intronisé sous l’immortelle coupole de nouveaux mots et expressions. Dans un style tout hollandien, le Président a annoncé « La France, c’est aussi la langue française, c’est les mots de la rue, la France elle est belle à la télé, la France elle s’écoute dans le métro. » 

academie-francaise

Comme quoi

« J’ai entendu dire comme quoi ta sœur allait accoucher. »

Selon Érik Orsenna cette expression a l’avantage de faciliter un certain nombre de tournures puisqu’elle se substitue à l’ensemble des conjonctions de coordination. Plus besoin de choisir entre dont, , que, etc. « Il faut aider la nouvelle génération à s’exprimer » a déclaré l’Académicien. L’hésitation fréquente entre « L’histoire dont je t’ai parlé » et « L’histoire que je t’ai parlé », vécue par les jeunes, sera résolue par l’intervention du comme quoi, adéquat en toute circonstance.

Juste

« C’est juste magnifique. »

Le suradjectif vulgarisé par l’animateur de télévision Arthur, qui tient son origine dans un tic de langage anglo-saxon, a conquis les académiciens. Il permet de renforcer les propos et de les teinter d’une pointe d’euphémisme, pertinent dans n’importe quelle situation.  

Pas de soucis

L’expression phare de Cyril Hanouna est enfin consacrée par la dame du quai Conti. Pas de soucis est un raccourci sémantique efficace entre « je t’en prie« , « ne t’inquiète pas« , « je vais bien » « pourquoi pas » « il n’y a pas de problème« , « à bientôt » et « prends soin de toi »

Partir sur

 « On va partir sur une salade. »

Top Chef a durant plusieurs saisons œuvré à la démocratisation de cette expression dont l’emploi était auparavant l’apanage du cercle très fermé des candidats de l’émission. Pour Cyril Lignac :

« Partir sur » offre l’opportunité d’une expérience proche de la 3ème dimension. En partant sur un gâteau, on peut littéralement monter sur le gâteau et en faire le tour. Seule impossibilité : voir le dessous du gâteau. C’est pourquoi nous envisageons avec Norbert, de créer parallèlement l’expression « partir sous ».

Il m’a fait

Pouvant également être orthographié « y m’a fait » en écho à « j’lui ai fait », l’expression permet de mêler l’action à la parole : « il m’a fait bonjour » suggère à la fois l’apostrophe et l’étreinte.

L’année dernière l’Académie avait déjà ajouté à son dictionnaire « c’est que du bonheur »,  « ça c’est cadeau », « genre » et « bonne continuation d’appétit ». Alors Français, à vous d’inventer le langage de l’année prochaine.

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