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Entretien avec Christopher Murray

Le Christ Aveugle nous parle de la foi, dans un monde en quête de sens. Michaelpersuadé d’avoir en lui la possibilité de parler à Dieu, part accomplir le miracle de sauver son ami d’enfance.
Christopher Murray nous interroge sur la signification du miracle, qui, bien au-delà du fait extraordinaire, relève parfois tout simplement du quotidien, de rencontres, d’humanité… Entretien.

L : Qu’est-ce qui vous a poussé à réaliser un film sur la foi ? Êtes-vous croyant vous-même ?

Christopher Murray : Je pense que la foi est liée aux conflits sociaux. Je me suis intéressé à la place que prenait la foi dans ce monde parfois chaotique. Au besoin de donner du sens à une réalité qui en semble parfois dénuée, avec toutes les injustices qui sévissent. Si je crois en Dieu ? C’est une question complexe. Essayer de comprendre la foi à travers l’expérience de l’autre est parfois la meilleure solution. Et c’est surement pour cela que j’ai fait ce film, pour tenter de percer ce mystère et m’y retrouver.

L : Michael est convaincu de pouvoir entendre Dieu. C’est ce qui le pousse à partir dans le désert pour réaliser le miracle de sauver son ami d’enfance, Mauricio, atteint d’une maladie à la jambe. A vos yeux, qu’est-ce qu’un miracle ?

C. M. : Je pense que ce que le film montre de particulièrement intéressant, c’est qu’un miracle est parfois avant tout un acte unique, comme celui de réussir à sauver la vie de son ami. Les relations, les moments d’intimité… ces genres de connexions humaines sont en soi un miracle. Le miracle de la rencontre est l’un des plus grands miracles de la terre.

L : La plupart des acteurs n’avait jamais joué avant ce film, comment les avez-vous rencontrés ?

C. M. : Après avoir écrit l’histoire de Michael qui voulait accomplir un miracle dans le désert, j’ai éprouvé le besoin de renforcer cette histoire, pour la rendre vivante et réelle. Je me suis donc promené dans les villages au Chili pour m’imprégner des lieux et parler aux gens. C’est ainsi que j’ai rencontré Mauricio. Il souffrait de la jambe, qu’il était sur le point de perdre. J’ai tout de suite été touché par cette histoire, et surtout par l’envie qui émanait de lui. Mauricio était fasciné par le cinéma, alors je me suis dit « pourquoi pas ? ».
Finalement, Michael est le seul acteur ayant eu accès à une formation. Les autres, comme Mauricio, se sont créés eux-mêmes… Le résultat est plutôt bon !


L : Quelle a été la valeur ajoutée de ces acteurs non professionnels ? 

C. M. : Le film parle de la foi et des rencontres. Je pense que le fait d’avoir pris des acteurs nouveaux pour parler de ces sujets, a donné une dimension humaine forte au film. Je suis reconnaissant de cette belle aventure, commencée seul. C’est intéressant d’ailleurs, car la première ligne de mon script a été rédigée à Paris… Avant de rencontrer toutes ces personnes au Chili, et de ne plus être seul.

Propos recueillis par Marine Rolland Lebrun

 

 

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