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Pourquoi les grands classiques littéraires nous saisissent encore par leurs vérités, malgré les sècles qui nous en séparent ?

 

classiques-anachronisme

Les textes classiques trouvent un véritable écho en nous, mettant le lecteur face aux problématiques de la vie humaine. Ils nous donnent à lire des personnalités universelles et des traits de caractère intemporels ;  n’avez-vous jamais croisé Dom Juan en boîte de nuit ou l’Avare dans votre groupe d’amis ?

Comme le définit Italo Calvino « un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire ». Et s’il ne finira jamais, c’est bien parce qu’il est cet extraordinaire miroir du monde. Qui ne s’est jamais reconnu dans l’insatisfaction d’une Madame Bovary ou dans l’ambition démesurée d’un Julien Sorel ?
Les classiques, inscrits dans la mémoire collective, ont forgé notre éducation, et notre perception du monde. Les propos sur le bonheur de Sénèque servent aujourd’hui à nourrir les éléments concernant le « développement personnel » très en vogue actuellement. Les grands auteurs nous ont appris et nous apprennent encore, par leur talent du portrait psychologique si habilement mêlé à la romance, à déchiffrer la condition humaine.
Ils sont dotés d’un pouvoir parfaitement autonome que l’on pourrait appeler la postérité, provenant de cette mystérieuse composante intemporelle.
Cet étrange ingrédient de l’intemporalité qui a permis à Balzac, Flaubert, Stendhal, Zola, et bien d’autres, de dépeindre des profils absolument universels. Ne voyez-vous pas comme si vous y étiez, Madame Bovary se promenant mélancoliquement dans la Rome antique, en tunique blanche, aux bras de son indigne plébéien ? Ou de nos jours, à New York, assise au 230 Fifth, sirotant amèrement un cocktail en face du pauvre méprisé, tout en cherchant des yeux un quelconque ambassadeur au loin ?

C’est toute la magie de nos classiques. Les détails historiques ou sociologiques sont anodins. Un louis d’or, un fiacre, peu importe, le lecteur intègre les déguisements pour égayer son récit, mais l’habit ne fait pas le moine chez ces maîtres de l’écriture, les personnages demeurent nus, intemporels, interchangeables, confondus à travers les siècles, les sociétés et les mœurs. Et c’est ainsi que nous trouvons (presque) naturelles les adaptations contemporaines, au théâtre ou au cinéma, telle que Roméo et Juliette, où Roméo, vêtu d’un jean, s’en va retrouver sa promise.
La littérature participe à l’enrichissement du vocabulaire, et forge notre communication. Combien d’adjectifs, de locutions ou d’expressions employons-nous régulièrement, sans synonymes possibles ? Kafkaien, dantesque, odyssée, la madeleine de Proust, le spleen baudelairien, « être ou ne pas être, telle est la question »….

Non, sans synonymes possibles ni anachronismes ; la vérité des classiques est immortelle.

 

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