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L’auteur francophone de la semaine : Philippe Jaccottet

Plus je vieillis et plus je croîs en ignorance,

plus j’ai vécu, moins je possède et moins je règne.

Tout ce que j’ai, c’est un espace tour à tour

enneigé ou brillant, mais jamais habité.

L’ignorant , Philippe Jaccottet

phillippe-jaccottet

Cette semaine, Lecthot met à l’honneur Philippe Jaccottet, le célèbre poète suisse (prix Goncourt de la poésie en 2003). Publié chez Gallimard, il est notamment l’auteur de A la lumière d’hiver ou encore Cahiers de verdure. Le poète a été immortalisé par le papier bible de la Pléiade en 2014.

Des rencontres déterminantes                                                                                                                          

Installé à Lausanne avec ses parents, Philippe Jaccottet est plongé dans l’écriture dès l’enfance. A 16 ans, il rencontre, pendant la remise du prix Lambert, Gustave Roud, une rencontre « décisive » selon le poète. S’en suit une amitié matérialisée par une longue correspondance, au sein de laquelle il présente au jeune homme le romantisme allemand, et ses deux auteurs préférés : Novalis et Holderlin.

Après sa licence de lettres et des premières publications, Jaccottet rencontre Giuseppe Ungaretti, un auteur italien dont il traduira les œuvres. Enfin, il est engagé par l’éditeur Henry-louis Mermod et découvre par son intermédiaire ses futurs grands amis : Francis Ponge, Yves Bonnefoy ou Jacques Dupin. En 1953, c’est cette fois, non pas une personne, mais un paysage qui le marquera à jamais : Grignan, dans le Dôme. Ces paysages apparaîtront beaucoup dans les œuvres du poète, et l’inspireront infiniment : c’est « le lieu avant tous les autres » selon le poète.

Un écrivain aux multiples facettes

Ses premiers écrits datent de l’époque de l’université : il publie dans des périodiques une pièce de théâtre, Perceval, et des premiers poèmes, Elégie, ou Pour les ombres. Son premier ouvrage, Trois poèmes aux démons, parait en 1945. Philippe Jaccottet se met alors à publier beaucoup de textes, notamment pour la Nouvelle Revue de Lausanne. Il rencontre plus tard le groupe de poètes « la revue 84 » par lequel il comprend que le dépouillement est la clé de la poésie.

Son premier recueil de poèmes l’Effraie sort aux éditions Gallimard, dans la collection Métamorphoses, dirigée par Jean Paulhan. Une fois installé à Grignan, Jaccottet participe à La Nouvelle Revue Française et fait en sorte d’ouvrir celle-ci à la littérature allemande. En 1956, un premier prix le distingue : le prix Lambert. Ses poésies, couronnées de succès, entrent dans la collection Gallimard/Poésie, avec notamment A la lumière d’hiver et La Semaison. Le poète obtient en 2003 le prestigieux prix Goncourt de la Poésie.

En 2011, il publie son anthologie personnelle, L’encre serait de l’ombre, et obtient à cette occasion le prix Guillevic.

Egalement traducteur, Philippe Jaccottet a traduit les plus grands : Hölderlin, Rilke, mais surtout l’Odyssée d’Homère. Le poète a par ailleurs écrit de nombreuses critiques sur des auteurs variés : Francis Ponge, Yves Bonnefoy. Toutes ces critiques ont été réunies en plusieurs ouvrages, dont le célèbre l’Entretien des Muses.

Aurore Béra

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