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Le Goncourt du premier roman récompense un livre qui ne faisait pas partie des finalistes

Ce lundi, chez Drouant, le Goncourt de la nouvelle, de la poésie et du premier roman ont été décernés.

Prix Goncourt du premier roman

Le prix Goncourt du premier roman a été attribué à un livre qui ne figurait pas dans la sélection, suscitant l’étonnement du public. Le lauréat est Joseph Andras, pour De nos frères blessés, paru la semaine dernière. Les deux ouvrages finalistes, faisant partie de la sélection publiée il y a un mois, étaient En attendant Bojangles (Olivier Bourdeaut), et Le grand marin (Catherine Poulain).

Le Prix Goncourt de la nouvelle

Le Prix Goncourt de la nouvelle a quant à lui été attribué à Marie Hélène Lafon pour Histoires publié aux éditions Buchet-Chastel. L’ouvrage était en compétition avec Une chance unique d’Erwan Desplanques (L’Olivier), 33 chambres d’amour de François Emmanuel (Seuil) et Bonnes nouvelles de Chassignet de Gérard Oberlé (Grasset). Histoires rassemble toutes les nouvelles écrites par Marie-Hélène Lafon. L’écrivain n’en est pas à son premier prix puisqu’elle a déjà été récompensée par le Prix Page des libraires en 2009, le Prix du style en 2012 et le Globe de cristal en 2013.

Le Goncourt de la poésie

Enfin, le Goncourt de la poésie rebaptisé Robert Sabatier en 2012, revient à l’association « Le Printemps des Poètes », un centre de ressources pour la poésie qui organise tous les ans au mois de mars une manifestation ayant pour vocation de faire connaitre la poésie sous toutes les formes et sur tous les supports. Cette année le thème était « Le grand XXe d’Apollinaire à Bonnefoy – cent ans de poésie ».

De nos frères blessés, Joseph Andras 

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Alger, 1956. Fernand Iveton a trente ans quand il pose une bombe dans son usine. Ouvrier indépendantiste, il a choisi un local à l’écart des ateliers pour cet acte symbolique : il s’agit de marquer les esprits, pas les corps. Il est arrêté avant que l’engin n’explose, n’a tué ni blessé personne, n’est coupable que d’une intention de sabotage, le voilà pourtant condamné à la peine capitale.
Si le roman relate l’interrogatoire, la détention, le procès d’Iveton, il évoque également l’enfance de Fernand dans son pays, l’Algérie, et s’attarde sur sa rencontre avec celle qu’il épousa. Car avant d’être le héros ou le terroriste que l’opinion publique verra en lui, Fernand fut simplement un homme, un idéaliste qui aima sa terre, sa femme, ses amis, la vie – et la liberté, qu’il espéra pour tous les frères humains.
Quand la Justice s’est montrée indigne, la littérature peut demander réparation. Lyrique et habité, Joseph Andras questionne les angles morts du récit national et signe un fulgurant exercice d’admiration.

 

Fanny Kalinine

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