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Comment surmonter l’angoisse de la page blanche ?

 

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Rester coi devant son ordinateur ou son calepin à fixer le blanc de la page… Pendant des heures. Quelle angoisse ! Le syndrome de la page blanche, la bête noire de tous les amateurs d’écriture, que nous avons tous expérimenté un jour ou l’autre. Mais non, ce n’est pas une fatalité ! Voici quelques trucs et astuces pour y faire face.

On connait tous la leucosélophobie, même si rares sont ceux qui connaissent le terme précis. Qu’est-ce que ce mot barbare ? C’est le mot scientifique pour définir l’angoisse ou le syndrome de la page blanche. Le dictionnaire la définit comme “la crainte qu’éprouve un écrivain de ne pas trouver l’inspiration au moment de commencer ou de poursuivre une œuvre”. Il suffit juste de stimuler un peu le talent et de se lancer !

Ritualiser l’écriture

Ecrire, ce n’est pas comme boire un thé ou décider de tricoter une écharpe sur un coup de tête. Qu’il soit habituel et rodé pour certains, ou complètement anecdotique pour d’autres, l’exercice d’écriture doit être amené par un véritable rituel, pour toucher du doigt le nirvana de la conception artistique. Non, l’objectif n’est pas d’allumer des bougies, et de consommer drogue et alcool pour accéder à un degré supérieur de conscience. Ritualiser l’écriture c’est juste programmer l’heure, et le temps (de façon précise) où l’on va s’enfermer dans son bureau et se couper du monde. Prévoir le café, couper son téléphone, acheter les trois ou quatre paquets de cigarettes nécessaires, et ce pour n’avoir aucune distraction et aucun échappatoire. Vous aurez anticipé, vous serez préparé, vous ne pourrez plus reculer, et cela vous aidera à prendre le pas sur la leucosélophobie qui guette. Je vous vois déjà venir… Se couper du monde pendant plusieurs heures ? Vraiment ? Allez voir par ici il existe des applications et des logiciels pour vous déconnecter de toute connexion internet et de toute perturbation pendant un temps donné.

Commencer par un petit exercice

Si malgré les bougies et les drogues (hé oh, on avait dit non pour la drogue !) vous sentez le blocage arriver, pas de panique ! Il faut bien comprendre que la plupart du temps, le blocage provient d’une trop grande volonté de perfection. Vous avez votre idée en tête, votre intrigue, vous voyez vos personnages, votre histoire, et vous voulez que ce soit PAR-FAIT. Du premier coup, la bonne phrase, la bonne accroche, les bons mots aux bons moments. Cela amène à écrire, effacer, réécrire, réeffacer… Et puis de toute façon, c’est nul ce que j’écris. STOP ! Il faut écrire. Se lancer. Se jeter ! Ecrire pour rien, lancer le flot pour qu’il se nourrisse de lui-même. Alors pendant 10 minutes, chronomètre en main, éteignez votre cerveau et l’avalanche de pensées de votre moi jugeant, et écrivez. Tout ce qui vous passe par la tête. Sans vous arrêter pour quelque raison que ce soit. Et surtout, ne vous relisez pas, jamais ! La relecture est votre pire ennemie en période de leucosélophobie (oui, j’aime ce mot et j’en abuse.). Une fois les 10 minutes passées, mettez donc ce que vous avez écrit à la poubelle, ou dans un dossier obscur que vous n’ouvrirez que dans 10 ans, et lancez vous une bonne fois pour toutes !

La Mind map ou Carte mentale

Quoi, vous n’êtes pas perfectionniste ? Vous n’avez juste pas d’idée ? Parfois nous ressentons un désir d’écriture viscéral, mais c’est le contenu et l’inspiration qui pêchent. Aucune envie d’écrire un best-seller, ni d’écrire des essais sur nos réflexions, mais alors, de quoi parler ? La Mind Map ou encore carte heuristique (je sais que vous aimez les termes pointus), est une technique bien connue de tous les mordus d’écriture et autres réalisateurs de films. C’est un schéma qui permet de refléter visuellement le cheminement de votre pensée, et c’est surtout un exercice très amusant à réaliser. Il vous suffit de vous mettre devant un grand tableau ou bien de prendre une très grande feuille de papier, et d’y inscrire une thématique très générale au centre. Cela peut être la montagne, la guerre, l’amour, le travail, selon votre état d’esprit du jour. A partir de là, il s’agit encore une fois de mettre son cerveau de côté et d’agir par instinct. Vous allez devoir associer les premiers mots qui vous viennent à l’esprit à votre thématique de base. Ecrivez-les et faites de même pour tous les nouveaux mots inscrits. Petit à petit votre feuille va se remplir d’une multitude de mots, de lieux, d’émotions ou même de personnages, et vous finirez par ne plus savoir d’où vous êtes parti. C’est le but ! Une fois tout l’espace occupé, prenez un ou plusieurs mots, parmi les plus inspirants ou les plus loufoques et écrivez à partir de là !

Prendre des notes journalières

Parfois dans le métro, en réunion, ou dans son lit au milieu de la nuit, on a des éclairs de génie. L’inspiration vient seule, sans qu’on l’invite, mais jamais au bon moment ! On se dit que ce n’est pas le moment, il faut rester concentré, ou dormir… On écrira tout ça demain. C’est tellement fort et inspirant, impossible qu’on oublie ! Et bien si voyons ! Vous savez bien qu’on oublie toujours. Alors si ce n’est pas encore le cas, prenez l’habitude de prendre des notes, tout au long de vos journées. Achetez votre petit carnet d’écrivain incompris ou si vous l’avez déjà, pensez à l’emporter partout avec vous et notez tout. Chaque mot, chaque vision, chaque petite pensée qui vous inspire sur le moment et qui vous aura échappée quand vous serez devant votre ordinateur ou votre feuille blanche. Vos petites notes vous permettront de vous replonger à l’instant où l’inspiration est venue, de vous souvenir… Et de remplir cette page blanche !

Sortir, s’aérer

Ca ne vient toujours pas…? Vous êtes encore bloqué ? Arrêtez de vous torturer ! Prenez donc votre ordinateur ou votre calepin sous le bras et sortez. Allez dans le quartier latin si vous êtes parisien, perdez-vous donc quelque part, allez au cinéma, appelez votre meilleur(e) ami(e), faites-vous une expo, que sais-je ! Aérez vous l’esprit. Parfois il ne sert à rien de forcer l’inspiration. Certains auteurs voient la leucosélophobie (ah, ça faisait longtemps) comme un signe flagrant que ce n’est pas le bon jour et que même en forçant rien n’en sortira : que c’est un signe pour nous encourager à arrêter pour la journée… Donc rien ne sert de se flageller. Parfois notre meilleure inspiration vient bien de la ville, de notre vie quotidienne, des gens que l’on rencontre, de nos découvertes, et on aura beau s’enfermer à double tour dans notre grotte, rien ne viendra. Il pleut des cordes ? Ne cherchez pas d’excuse ! L’ambiance d’un petit café insolite pourrait vous sortir de votre routine et devenir votre nouveau repère d’écriture. Le métro peut parfois être une source inépuisable d’inspiration et de rencontres. La saveur d’un repas exotique dans un petit restaurant traditionnel peut vous porter au-delà de votre quartier…Et puis après tout, c’est pour la bonne cause, non ?

Océane Viala

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