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Défoncer la cage

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Ce mercredi 6 avril, Matthieu de Boisséson nous a fait la primeur de son tout nouveau roman Défoncer la cage, publié chez Gallimard, dans la prestigieuse collection blanche. La lecture était organisée par les écrivains Anne Serre et Laurence Werner David ; Lecthot et son fidèle ibis (un peu effrayé par la cage) n’auraient pour rien au monde raté ce rendez vous.

Il est 21h et les invités affluent dans l’appartement entièrement dédié aux livres, des bibliothèques où classiques et modernes se côtoient dans le plus grand respect mutuel. Annie Le Brun, Philippe Demanet , Manuel Carcassonne, Anne Serre, Laurence Werner David…et bien d’autres encore se pressent autour de l’auteur. Matthieu de Boisséson, lui, est partout à la fois, et là où il n’est pas c’est son nom où celui d’un de ses romans qui résonne. Peu à peu le silence gagne l’assemblée des littérateurs ou des simplement littéraires, les verres se posent, les petits fours se font discrets. Devant un décor de livres, et de tableaux modernes et sous le regard complice et protecteur d’une muse ingénue grandeur nature : le cadre de la séance de lecture est planté. L’écrivain peut commencer.

  Défoncer la cage.

L’auteur devient conteur, les images et les métaphores défilent au gré d’une prose enveloppante. Et voilà qu’en ouvrant les pages de son livre, Matthieu a ouvert pour eux, pour nous, pour lui, la porte de cette  cage …

Les  privilégiés ont vécu un voyage littéraire et philosophique, se laissant porter et troubler par la voix de l’auteur, qui, après avoir conçu et mis en forme son œuvre, lui confère une autre vie en lisant lui-même ses mots.

 

Défoncer la cage, Matthieu de Boisséson, Gallimard, 2016.

« Janis joplin

   Janis Joplin a entretenu avec son corps une relation tourmentée, sous le signe de l’étouffement. Elle a souffert dans son Texas natal, dans le climat étriqué de l’Eglise baptiste, au milieu de ce qu’elle appellera plus tard « les maisons aux barrières blanches avec les filles vierges dedans ». Elle s’est vite trouvée mal dans son corps de garçon manqué, avec son embonpoint, son acné et son rire tonitruant. Ce corps puissant lui a fait don de sa voix, révélée un jour, au cours d’une promenade en voiture avec une bande de garçons : « C’était, dit son ami Jim Landgon, comme si quelque chose de miraculeux, presque d’étranger à elle, était soudain sorti de sa bouche, de son corps ! »
Le modèle de Janis fut Bessie Smith, qui la fascina par sa voix rauque mais aussi par la brusquerie de ses inglexions, un langage cru ou ambigu, qu’elle avait imposé dès l’âge de neuf ans, dans les rues, les bouges et les maisons de prostitution. (…) »

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La cage est multiple : la prison, la folie, la dérision, l’anesthésie imposée par les objets techniques et les procédures de contrôle. À cet ennemi s’opposent l’oiseau, les épiphanies de la vie, la rêverie empreinte de «luxe, calme et volupté», mais celle-ci a partie liée avec son contraire apparent : le désir éperdu, dont la violence permet peut-être de défoncer la cage.
Défoncer la cage forme un diptyque avec Échapper aux tueurs (2011), l’un et l’autre livres de fictions et de textes informels qui sont pour Matthieu de Boisséson des écritures parallèles ou nécessaires à son travail de romancier.

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