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Les grands mystères de la littérature

Shakespeare est-il bien l’auteur des pièces qu’on lui prête ? Zola est-il réellement mort accidentellement ? Les Misérables ont-ils été écrits avec l’aide du spiritisme ? L’histoire de la littérature regorge de mystères. En voici quelques-uns : 

Shakespeare a-t-il écrit ses pièces ?

Cette question ne cesse de passionner : d’innombrables études on été faites, des recherches pseudo-scientifiques effectuées, rien n’y fait, le cas semble insoluble. La raison pour cette grande question : un petit homme de province, fils de gantier et sans éducation aurait-il vraiment pu écrire l’œuvre théâtrale la plus célèbre au monde ? Et même si cela était le cas, comment aurait-il pu baser tant de ces pièces en Italie alors que son passeport non estampillé semble prouver qu’il n’y a jamais mis les pieds ? Enfin, aucun manuscrit n’a été retrouvé, ce qui accentue l’aura mystérieuse qui entoure l’origine de ses pièces. Raisons plutôt faibles, on l’avoue, mais qui ne manquent pas d’inspirer les enthousiastes des théories du complot. Car la question principale demeure : si Shakespeare n’est pas l’auteur de ses pièces, alors, qui les a écrites ?shakespeare_1

La liste des auteurs possibles est longue, s’étendant de Marlowe à Bacon, en passant par la reine Elizabeth I. Pour le quadricentenaire du (prétendu ?) dramaturge, un nouveau candidat a été trouvé par Lamberto Tassarini et par Daniel Bougnoux, qui chacun avancent le nom de John Florio, avec pour seules preuves son titre, ses origines italiennes, et son éducation (il était après tout le traducteur de Dante). Il semble que le mystère Shakespeare fera donc couler encore longtemps de l’encre sur le papier.

Zola a-t-il été assassiné ?

Le 29 septembre 1902, Zola meurt chez lui, intoxiqué. La première enquête sur cette mort soudaine révèle que l’auteur du célèbre «J’accuse !» aurait été asphyxié au monoxyde de carbone dégagé par le feu mal éteint de sa cheminée, dont le clapet était fermé. La fenêtre et la porte de sa chambre étant également closes, le gaz fatal s’est accumulé dans la chambre, empoisonnant l’écrivain. Jusque-là, tout semble pointer vers une mort accidentelle. Mais en 1952, une nouvelle version des faits apparaît au grand jour.

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Le défenseur d’Alfred Dreyfus aurait été assassiné pour des raisons politiques. C’est Henri Buronfosse, fumiste d’extrême droite et antidreyfusard, qui aurait bouché la cheminée des Zola, secret qu’il dévoile à son ami Pierre Haquin, que ce dernier révèle enfin en 1952 à un journaliste de Libération, (le nom du criminel n’est divulgué qu’en 1978). Bien qu’il n’y ait aucune preuve concrète, la thèse d’un meurtre politique semble la plus probable, d’autant plus que ce n’était pas la première fois que l’on attentait à la vie de l’écrivain : une bombe avait été trouvée devant son domicile au 21 bis, rue de Bruxelles le 2 août 1901, un peu plus d’un an avant sa mort.

Les secrets de Jane Austen

La célèbre romancière britannique ne cesse d’intriguer. N’est-il pas ironique que l’écrivain dont tous les romans se terminent par un mariage soit restée elle-même célibataire ? Cependant, il se peut qu’elle ait tout de même vécu sa propre histoire d’amour avec un avocat irlandais, Thomas Lefroy, une relation qui l’aurait d’ailleurs inspirée à écrire Orgueil et préjugés. Le mariage des jeunes gens aurait été refusé par le père de Leroy pour des raisons sociales, la famille Austen étant pauvre. C’est du moins la théorie qu’avance Jon Hunter Spence dans sa biographie Becoming Jane Austen, avec, à l’appui de sa thèse, la correspondance entre Jane et sa sœur Cassandre, pourtant assez opaque à ce sujet (Thomas Leroy y est simplement décrit comme une connaissance), mais dont une partie a d’ailleurs mystérieusement disparu. Certaines lettres auraient-elle été détruites afin d’empêcher la découverte de ce secret ?

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Enfin, ceci n’est pas le dernier des mystères entourant l’écrivain. Les causes de sa mort, à 41 ans, sont également restées floues. Alors que l’on soupçonnait toujours la maladie, probablement le cancer ou la tuberculose, l’auteur de romans policiers Lindsay Ashford, a exposé en 2011 une nouvelle théorie : Jane Austen aurait été empoisonnée à l’arsenic. La recherche effectuée pour l’écriture de ses polars l’ayant rendue spécialiste dans le domaine, elle en a en effet relevé les symptômes en lisant certains passages de la correspondance de l’auteur du XVIIIe siècle, dans lesquels celle-ci se plaint de la couleur noirâtre de son teint. Une preuve de plus : un couple américain ayant acheté une mèche de cheveux de Jane aux enchères a fait tester celle-ci, et…surprise ! des traces d’arsenic y ont été relevées… Dans son roman La mort mystérieuse de mademoiselle Austen, inspiré de cette découverte, Lindsay Asford suggère alors que la célèbre romancière a été assassinée, une possibilité cependant réfutée par la critique Janet Todd, qui attribue l’arsenic à un soin pris à l’époque contre le rhumatisme. En effet, l’hypothèse d’un assassinat semble peu probable, car on ne connaît pas d’ennemis à Jane Austen. Mais étant donné ses possibles relations secrètes, la question peut toujours se poser…

Au-delà des Misérables

Saviez-vous que le plus célèbre roman de la littérature française a failli rester inachevé ? Alors, qui remercier pour avoir persuadé son auteur d’en poursuivre la rédaction ? Eh bien, qui d’autre que Shakespeare, Dante, Molière, Rousseau… ou plutôt, leurs esprits ! Car ce n’est pas simplement en relisant ses classiques que Hugo s’est dit que l’histoire tant aimée de Jean Valjean méritait une suite. Commencé en 1845, le roman-feuilleton originellement intitulé Les Misères apparaît régulièrement dans les journaux, chapitre par chapitre, jusqu’en 1848, où la politique oblige son auteur à s’exiler à Jersey et à interrompre son œuvre. C’est là que, sous l’influence de son amie Delphine Gay, il s’initie au spiritisme.

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Bouleversé lorsque l’esprit de sa fille Léopoldine, morte noyée en 1843, lui apparaît, l’écrivain devient un fervent adepte des tables tournantes. Victor Hugo prend alors la position de secrétaire de la Table, transcrivant sur papier les messages que les esprits des grands artistes et autres personnages des siècles passés lui dictent au moyen de frappements, messages en vers ou en prose que l’on peut lire aujourd’hui dans Le livre des tables – les séances spirites de Jersey, publié chez Folio. C’est ainsi que le soir du 19 septembre 1853, les esprits ordonnent à Hugo : « Grand homme, termine Les Misérables ! », donnant par la même occasion son titre définitif au roman. Pour les sceptiques, cela prête à sourire, surtout lorsqu’on considère que Victor Hugo aurait également communiqué avec Jésus-Christ, Moïse et Mahomet, dont les messages également transcris par l’écrivain ont un style bizarrement hugolien. Le docteur Jean de Mutigny propose l’explication suivante : Hugo aurait été atteint de paraphrénie fantastique, une maladie psychologique qui rend le sujet en proie au délire. Cette explication est-elle cependant suffisante ? Enfin, que nous croyions aux esprits ou pas, soyons heureux qu’Hugo, lui, y ait cru, sans quoi le célèbre roman n’aurait peut-être jamais vu le jour.

Ashley Cooper

 

 

 

Commentaires :



  • Mixor

    Merci pour les infos sur zola !





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