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Les mères à l’honneur dans la littérature

A l’occasion de la fête des mères, Lecthot vous a concocté une sélection des meilleures figures maternelles de la littérature mais aussi… des pires ! Figure déterminante de l’enfance, le visage de la mère s’impose aux écrivains comme une évidence. De la mère cruelle et sadique, à la protectrice touchante et bienveillante, en passant par la mère absente, rien n’échappe à la représentation littéraire des figures maternelles.

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Les mères qui méritent un cadeau

La promesse de l’aube, Romain Gary

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Mina Owczynska, mère de Romain Gary

Dans ce roman autobiographique, la mère de Romain Gary est le narrateur principal. Femme bienveillante, courageuse et maternelle, elle élève seule son fils dans une dévotion infinie. Romain Gary nous exprime le merveilleux amour inconditionnel qui lie une mère à son enfant.

Le livre de ma mère, Albert Cohen

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Le Livre de ma mère

Dans ce livre bouleversant, Albert Cohen rend hommage à sa mère, dépeinte sous un angle quasi divin. L’auteur, rempli de remords et de regrets, dresse un portrait admirable et touchant de sa mère, une femme bienveillante, juste et généreuse, qui pardonne toujours malgré les injustices et malgré parfois, l’indifférence d’un fils en pleine émancipation. Le livre de ma mère est une véritable ode à la figure maternelle.

A la recherche du temps perdu, Marcel Proust

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Jeanne Weil Proust

Marcel Proust était très proche de sa mère, qui était pour lui l’être le plus cher au monde. En 1913, quelques années après la mort de cette dernière, l’auteur, inconsolable, entreprend l’écriture de La Recherche, qui agit sur lui comme une thérapie. Dans le premier volume, Du côté de chez Swann, Proust raconte le lien profond qui unit le narrateur à sa mère : « le moment où il faudrait me mettre au lit, loin de ma mère et de ma grand-mère, ma chambre à coucher redevenait le point fixe et douloureux de mes préoccupations. ».

Les mères indignes

Folcoche dans Vipère au poing

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Vipère au poing, le livre de poche

Quand on pense à l’image d’une mauvaise mère, Folcoche est sans doute l’un des premiers noms qui nous vient en tête. Le narrateur, fait une description acerbe de sa mère, qu’il rencontre pour la première fois à l’âge de 11 ans ; des retrouvailles marquant le début de plusieurs années de martyre. Folcoche bat ses enfants et les punit à longueur de temps. Une éducation spartiate, dépourvue de tout confort matériel et d’affection.
« Folcoche », du patois angevin, sert à nommer la truie qui juste après avoir mis bas, mange ses petits. Cette figure démoniaque est largement inspirée de la mère de l’auteur, Hervé Bazin, qui connut une enfance extrêmement difficile.

Mme Lepic dans Poil de carotte

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Poil de Carotte

Encore un portrait autobiographique… Jules Renard dépeint la cruauté de sa mère dans Poil de Carotte. L’enfant, déjà humilié et mal aimé par ses camarades, en raison de sa différence, est de surcroit haï par sa mère qui passe son temps à le maltraiter, simplement parce que le pauvre garçon est roux et couvert de taches de rousseur.

Médée de Corneille

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Médée

Si cette mère est bien heureusement fictive, elle n’en est pas pour autant moins abominable. Eperdument amoureuse de Jason avec qui elle a eu 3 enfants, Médée se voit quitter pour une autre femme. Pour se venger de cette trahison, la mère indigne, en plus de tuer sa rivale, élimine ses propres enfants, qui n’y sont pourtant pour rien !

Les mères absentes

Fantine dans Les Misérables

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Représentation de Fantine, Stécy

Fantine est contrainte d’abandonner sa fille Cosette aux griffes des Thénardier, afin de pouvoir trouver un travail et subvenir aux besoins de son enfant. Très vite les Thénardier lui demanderont de plus en plus d’argent, et avant sa mort, Fantine fera promettre à Jean Valjean de récupérer son enfant.

Emma Bovary dans Madame Bovary

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Isabelle Huppert dans Madame Bovary

Emma est une mère absente psychologiquement. L’héroïne de Flaubert le dit, elle aurait voulu avoir un garçon, préférant la liberté masculine à l’asservissement des femmes. La naissance de cet enfant est ainsi une nouvelle déception pour l’éternelle insatisfaite. Peu soucieuse du bonheur de sa fille, elle se montre parfois même cruelle, en lui attribuant notamment le qualificatif de « laide ». Enfin, par son suicide, Emma Bovary parachève sa figure de mère absente, abandonnant sans grande inquiétude sa fille à son destin.

Fanny Kalinine

 

 

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