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L’écrivain haïtien Makenzie Orcel, lauréat du Prix Louis-Guilloux 2016

Ce week-end, le prix Louis-Guilloux a été attribué à l’écrivain haïtien Makenzy Orcel pour L’ombre animale, publié aux éditions Zulma.

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Le Prix Louis-Guilloux

Créé en 1983 par le Conseil Général des Côtes d’Armor, le Prix Louis-Guilloux a pour vocation de récompenser une œuvre de langue française caractérisée par « la dimension humaine d’une pensée généreuse, refusant tout manichéisme, tout sacrifice de l’individu au profit d’abstractions idéologiques ». Le Prix rend hommage à l’écrivain breton Louis Guilloux, mort en 1980. L’œuvre récompensée doit se situer dans la même « lignée littéraire » que celle de Louis Guilloux. Présidé par le poète breton Yvon Le Men, le jury est composé de Bernard Chambaz, Roland Fichet, Brigitte Giraud, Alexis Gloaguen, Fabienne Juhel, Michel Le Bris, Nathalie Papin, Bernard Plouzennec et Boualem Sansal. En 2015, le prix avait récompensé l’écrivain Abdourahman Waberi pour La divine chanson.

L’ombre animale

L’écrivain Makenzy Orcel est né en Haïti en 1983. Il publie deux recueils de poèmes en 2007 et 2009 et écrit son premier roman, Les immortelles en 2012, roman dans lequel l’auteur laisse la parole à une prostituée de Port-au-Prince et pour lequel il reçoit le Prix Thyde-Monnier de la société des Gens de lettres. Son deuxième roman Les latrines est publié en 2011 chez Mémoire d’encrier .En 2012, le Groupe de Réflexion et d’Action pour une Haïti Nouvelle lui décerne le Prix de Littérature d’expression française de l’année. Son troisième roman l’ombre animale est publié en 2016 aux éditions Zulma.

« Il y a Toi, bonne à tout subir et à tout faire, Makenzy, en père pire que maudit, Orcel, le frère mutique posté devant la mer, l’Envoyé de Dieu et ses bacchanales infernales, et puis les loups qui rôdent en mauvais anges expropriateurs … Et il y a la voix, une voix de femme qui monte du fond de l’abîme ou du tréfonds du ventre. Elle s’incarne, libre, puissante, en récitante héroïque de sa vie de rien, celle d’avant la mort, avant que les siens ne l’abandonnent dans ce village perdu – « je suis le rare cadavre ici qui n’ait pas été tué par un coup de magie, un coup de machette dans la nuque ou une expédition vaudou, il n’y aura pas d’enquête, de prestidigitation policière, de suspense à couper le souffle comme dans les films et les romans – et je te le dis tout de suite, ce n’est pas une histoire –, je suis morte de ma belle mort, c’était l’heure de m’en aller, c’est tout »

Le prix Louis-Guilloux sera remis à Makenzy Orcel le 27 mai à la librairie le Forum des Champs à Saint-Brieuc.

Fanny Kalinine

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