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Réforme de l’orthographe : on demande à Victor Hugo de réécrire les Misérables

La circulaire vient d’arriver.  Après la suppression de l’accent circonflexe,  la simplification de certains mots  – «  nénuphar » va devenir « nénufar » – le gouvernement veut s’attaquer aux classiques. Il faut redonner goût à la lecture par tous les moyens. De ce fait, il propose une réécriture de tous les grands classiques, notamment les Misérables.

Changement

« La misère, ça n’intéresse plus personne », commente l’attaché de presse. Il faut que ça soit frais, jeune, que ce soit dynamique.  A l’heure d’Internet et de la rapidité, 2000 pages c’est beaucoup trop long.  Plus aucun jeune ne prendra le temps de le lire. Le ministère de la culture et de la communication envisage à long terme une adaptation au format « 140 caractères » de Twitter, un chapitre ne devant pas dépasser ce nombre.

Il faut que Les Misérables deviennent le livre du moment.  Fini les descriptions à rallonge, enterrés les mots pompeux. Les « nous » seront remplacés par des « on » qui donnent «  un caractère plus populaire » selon les experts, et les temps seront limités au présent, imparfait et futur. Le subjonctif et le conditionnel sont considérés comme trop « élitistes », or avec cette réédition, le gouvernement ne veut exclure aucun lecteur. Le style également va changer, devenant beaucoup plus « d’jeuns ». Ainsi, voici quelques exemples de réécriture :

« L’amour, c’est la salutation des anges aux astres » deviendrait «  l’amour, ça gère »
« La vie, le malheur, l’isolement, l’abandon, la pauvreté, sont des champs de bataille qui ont leurs héros ; héros obscurs plus grands parfois que les héros illustres. »  deviendrait «  bader, c’est stylé »

L’histoire va également être remaniée. Il faut que les personnages soient plus en vogue, et portent un message optimiste. «  Fantine par exemple, avec le fait de vendre ses dents, ce n’est pas glamour.  Il faut changer ça. » nous assure une chargée de communication.

Nous ne savons pas quelles seront les conclusions de cette histoire,  mais en tout cas si vous entendez du bruit au Panthéon, vous connaîtrez la réaction de l’auteur face à tout ça.

Aurore Béra

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