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Tour du monde des grandes figures littéraires et de leurs inspirations

Saviez-vous que certains des plus grands personnages de la littérature avaient été inspirés par des personnes réelles ? Aujourd’hui, Lecthot vous propose de partir à la découverte de ces héros et des personnes qui se cachent derrière la légende.

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Angleterre : Ebenezer Scrooge – John Elwes

Ebenezer Scrooge est l’un des personnages les plus emblématiques de Charles Dickens, au point que son nom, Scrooge, est devenu un nom commun pour désigner une personne avare et misanthrope. Il apparaît dans Un chant de Noël comme un vieil avare aigri qui déteste Noël. Méchant, grippe-sou, mesquin, Scrooge fait peur et n’a que faire d’avoir un cœur de pierre.
Cet odieux personnage a été largement inspiré de John Elwes, homme politique du XVIIIe siècle, connu pour son excentrisme et sa radinerie. Elwes avait l’avarice dans le sang : sa grand-mère maternelle, sa mère et son oncle étaient tous des avares notoires, malgré une fortune de plusieurs milliers de livres (soit plusieurs millions à notre époque). Elwes était si avare qu’il mangeait des mets pourris, portait des guenilles et ne s’occupait pas de sa maison, au point qu’il pleuvait dans le manoir. Mais tout ça ne le dérangeait pas le moins du monde, semble-t-il.

France : Jean Valjean – Eugène-François Vidocq

Jean Valjean est le personnage principal des Misérables. Condamné à 5 ans au bagne pour avoir volé du pain afin de nourrir ses neveux et nièces, il y restera finalement 19 ans pour avoir tenté de s’évader à de nombreuses reprises.
Son personnage est librement inspiré d’Eugène-François Vidocq, forçat, policier et détective privé. Dans sa jeunesse, Vidocq a cumulé les larcins, avant de s’engager dans l’armée, de déserter, de se faire arrêter et de s’évader à de nombreuses reprises. Aujourd’hui, il est considéré comme le père de la police judiciaire française. Ironiquement, sa ténacité inspira également le personnage de Javert.

Etats-Unis : Huckleberry Finn – Tom Blankenship

Huckleberry Finn est un personnage de Mark Twain, héros du livre éponyme. C’est également l’ami de Tom Sawyer, que l’on connait mieux de ce côté-ci de l’Atlantique. Huckleberry Finn est un brave garçon, un tantinet idiot, qui préfère vivre d’amour et d’eau fraîche, plutôt que d’argent et soieries. Epris de liberté, il s’échappe de la cabane où le retient son père, rencontre un esclave, Jim, durant son évasion, et tous les deux tentent de rejoindre l’Ohio, état non-esclavagiste.
C’est encore Mark Twain qui en parle le mieux : « Dans Huckleberry Finn, j’ai dépeint Tom Blankenship exactement tel qu’il était. Il était simplet, sale, mal-nourri ; mais il avait un grand cœur, comme rare en ont les garçons.»

Russie : Anna Karénine – Anna Stepanova

Anna Karénine est souvent considéré comme l’un des dix meilleurs romans jamais écrits. Anna est une jeune femme, mariée et mère d’un petit garçon. Un jour, alors qu’elle se rend chez son frère, Oblonski, elle rencontre à la gare le comte Vronski, dont elle s’éprend rapidement. Elle lutte, en vain, contre ses sentiments et le couple adultère laisse sa passion éclater. Enceinte, Anna décide de retourner auprès de son mari, qui la pardonne, et promet de ne plus revoir Vronski. Quelque temps plus tard, elle rompt sa promesse, mais les choses s’enveniment avec Vronski et, rongée par la jalousie, elle se jette sous un train.
Tolstoï dit s’être inspiré d’un fait divers pour écrire son chef-d’œuvre. Le 5 janvier 1872, Anna Stepanova se jette sous un train de marchandises à la gare d’Iassenki. La raison du suicide ? Son amant venait de la quitter pour une autre.

Japon : Le Dit du Genji – Fujiwara no Michinaga

Peu connu en France, si ce n’est des initiés, Le Dit du Genji (de Murasaki Shibiku, alors dame de la cour) est l’un des piliers de la littérature japonaise. En japonais, un Genji est un fils d’empereur qui ne pourra jamais devenir empereur et qui est à l’origine d’une nouvelle branche de la famille. Le livre raconte donc l’histoire d’un Genji, et bien qu’elle soit présentée comme véridique, certains s’accordent à dire que l’auteure s’est inspirée de Fujiwara no Michinaga, homme d’Etat de l’époque de Heian.

Danemark : La Petite fille aux allumettes – des connaissances de Hans Christian Andersen

La Petite fille aux allumettes est une triste histoire. Démunie, une petite fille tente de vendre des allumettes pour survivre, se réchauffant en les brûlant. Malheureusement, le froid l’emporte et elle meurt la nuit du Nouvel An.
Andersen dit s’être inspiré de deux personnes pour créer cette petite fille. La première est sa grand-mère, qui vivait dans la misère et qui avait été envoyée sous un pont pour mendier, sans rien à manger. L’autre est une petite fille qui venait s’abriter dans le renfoncement créé par sa maison et la maison voisine.

Roumanie : Dracula – Vlad III Basarab

Certes, Bram Stroker n’est pas roumain, mais irlandais. En revanche, le Comte Dracula est originaire de Transylvanie. Le vampire le plus célèbre de la littérature n’est pas né de l’imaginaire de Stoker. Son nom viendrait de « draculea », qui veut dire dragonneau. C’est ainsi qu’était appelé Vlad III l’Empaleur, prince de Valachie ; son père faisait partie de l’Ordre du Dragon. Personne ne connaît réellement la raison de cette connexion, puisque Stoker est le premier à lier Vlad III aux histoires de vampires.

Camille Cantenot

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