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Les pères à fêter (ou pas) dans la littérature

A l’occasion de la fête des pères, Lecthot rend hommage à ces modèles de pères géniaux, et vous présente aussi les moins géniaux, que la littérature nous a offerts. Du père aimant et généreux au papa héroïque, en passant par les pères indignes, voici quelques exemples des figures paternelles les plus célèbres de la littérature.

Les meilleurs pères dans la littérature

Joseph Pagnol (La gloire de mon père, Marcel Pagnol)

Pères 1

Joseph Pagnol est instituteur. Et son métier, il l’exerce tous les jours à chaque heure pour éduquer ses fils. Si son programme d’éducation est loin de ressembler à celui d’un autre père célèbre de la littérature, Pantagruel, pour son fils Gargantua (celui qui donne des cauchemars aux lycéens qui lisent Rabelais, avec ses recommandations d’apprendre le latin, le grec, l’hébreu, les mathématiques, l’astronomie, le droit, et enfin, absolument tout en gros…!) M. Pagnol, lui, sait se modérer. Il enseigne à ses enfants de façon précoce, tout en les amusant. Ainsi, à quatre ans, Marcel sait déjà lire, à dix ans il écrit déjà des histoires, mais son enfance est également une suite de jeux et d’aventures en famille. Quel bel hommage que ce roman dédié à son père, sans qui il ne serait peut-être jamais devenu écrivain…

Jean Valjean (Les Misérables, Victor Hugo)

Pères 2

Source: cinema.critictoo.com

Non, Jean Valjean n’est pas à proprement parler le père de Cosette, mais il l’élève comme son propre enfant. Ce qui est certain, c’est qu’il est le modèle même du père héroïque. Tout d’abord il délivre la pauvre fillette des griffes des tyranniques Thénardier. Puis il parvient à s’occuper d’elle alors que lui-même est engagé dans une course poursuite contre l’implacable inspecteur Javert. Enfin, malgré sa jalousie de père lorsqu’il découvre que sa fille, à présent grandie, aime et est aimée du jeune révolutionnaire Marius, il participe à la bataille de la Commune et sauve ce dernier en l’évacuant, blessé, par les égouts. Et ce tout en étant toujours poursuivi par ce Javert qui, décidément, n’abandonne pas facilement. Voilà un vrai papa héro.

Mr Bennet (Orgueil et Préjugés, Jane Austen)

Pères 3

Marié à la femme la plus jacassière de toute l’Angleterre, sans aucun doute, et père de cinq filles, aux caractères des plus calmes au plus exubérants, toutes à présent en âge de se marier (une période de très grand stress pour une telle famille à l’époque, surtout que leur situation économique pourrait être mieux), on peut comprendre que Mr Bennet passe la plupart de son temps enfermé dans sa bibliothèque. Pourtant, malgré sa désinvolture apparente, le bonheur de ses filles lui tient énormément à cœur. Alors que sa femme est prête à les marier le plus vite possible avec n’importe qui ayant de l’argent, Mr Bennet, en père aimant et raisonnable, défend ses filles dans leurs choix, et refuse de les voir forcées d’épouser des hommes qu’elles n’aiment pas.

Et les pires…

La tradition veut que tous les pères, sans exception, soient fêtés en ce jour. Lecthot dit « Non ! » et dénonce ouvertement ces pères littéraires qui n’auraient pas mérité de l’être.

Michael Henchard (Mayor of Casterbridge, Thomas Hardy)

Pères 4

Moins connu de ce côté de la Manche, Michael Henchard est pourtant un exemple stupéfiant de père absolument indigne. Cet homme, avec un léger problème de boisson, décide de vendre un jour d’enchères… rien d’autre que sa femme et son enfant, encore bébé ! Une fois sobre, il se rend compte de sa bêtise, et, extrêmement honteux (il y a de quoi l’être d’ailleurs) décide, eh bien, tout simplement d’oublier…

Le roi Lear (Le Roi Lear, Shakespeare)

Pères 5

Encore un père qui n’est décidément pas un modèle. Certes, son destin est tragique, mais c’est aussi bien de sa faute. Vieillissant, il décide stupidement de répartir son royaume en calculant laquelle de ses filles l’aime le plus. Alors que ses deux filles aînées se confondent en éloges hypocrites, la cadette, Cordelia, et la fille préférée du monarque, refuse de se prêter à ce jeu… Elle se fait ainsi bannir du royaume de son père, ce qui entraîne de fâcheuses conséquences.

Jack Torrance (The Shining, Stephen King)

Pères 6

Jack Torrance est le père de vos cauchemars. Dans le roman d’horreur de Stephen King, celui-ci tente de tuer son propre fils. D’accord, c’est parce que les éléments surnaturels de l’hôtel désert dans lequel il a emménagé avec sa famille l’ont rendu complètement fou, mais quand même ! Il tente de tuer son fils !

Et pour finir, le père qui nous a fait pitié…

Enfin, parce qu’après tout, le métier de père est difficile (surtout quand les enfants ne sont pas terribles non plus) on pardonne aux horreurs précédentes et on vous offre, pour conclure cet article, l’exemple du père le plus célèbre de la littérature française. A défaut d’être idéal, il a au moins essayé de son mieux.

Le Père Goriot (Le Père Goriot, Balzac)

Pères 7

Source: salon-litteraire.com

M. Goriot est un père qui aime tant ses filles qu’il est prêt à tout pour être sûr qu’elles soient heureuses. Sauf que le pauvre homme confond bonheur et argent. Alors que ses enfants sont mariées (et pas à n’importe qui s’il vous plaît, l’une au baron de Nucingen et l’autre au comte de Restaud), le pauvre papa, marchand de pâtes retraité, vit dans une misère chaque jour plus grande afin de continuer à pourvoir pour ses filles indignes qui vivent dans un luxe incroyable. Finalement, le roman montre bien que l’amour ne s’achète pas, étant donné que celles-ci n’hésitent pas à délaisser et à se moquer ouvertement de leur pauvre père qui s’est ridiculement ruiné pour elles.

Ashley Cooper

 

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